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CCGA-GCAC.ORG :

Politique nationale de commandite

Première édition : 5 décembre 1998

Révision : 9 mars 1999, 

Adoption : 4 octobre 1999

Table des matières

  1. Introduction
  2. Définitions
  3. Énoncé de principes déontologiques
  4. Juridictions et responsabilités
  5. Charte des droits des donateurs/commanditaires
  6. Code de conduite
  7. Conclusion
  8. Bibliographie
  9. Résolution

Introduction

L’objectif de la politique de commandite de la Garde côtière auxiliaire canadienne (GCAC) est de soutenir la mission de l’organisation en optimisant à long terme le soutien financier provenant du secteur privé, tout en répondant aux attentes et aspirations de l’organisation, de ses donateurs/commanditaires, de ses membres et de ses employés.

Lorsque l’on demande à des donateurs ou des commanditaires quels sont les facteurs les plus importants dans la prise de décision d’appuyer financièrement un organisme à but non lucratif, les éléments suivants arrivent en tête de liste :

  • Un énoncé de mission clair ; 
  • La performance de l’organisation dans l’atteinte de ses objectifs ;
  • Des éléments promotionnels qui décrivent bien le rôle de l’organisation ; 
  • Des méthodes de financement sans pression indue ; 
  • La disponibilité du rapport annuel de l’organisation ;
  • L’usage adéquat des fonds recueillis.

Le véritable défi pour une organisation à but non lucratif est de recueillir des fonds en respectant une éthique irréprochable et d’utiliser ensuite ces fonds de la meilleure façon possible. Pour les donateurs, la motivation première de contribuer financièrement devrait être d’appuyer la mission de l’organisme. Dans le cas d’un commanditaire corporatif, une association avec un organisme à but non lucratif peut représenter un puissant outil de marketing. Dans un tel cas, les commanditaires recherchent évidemment un bon retour sur leur investissement et une forte visibilité.

La Garde côtière auxiliaire canadienne est un nouveau joueur dans le secteur du financement par les dons et la commandite en provenance du secteur privé. L’organisation dispose déjà de plusieurs éléments favorables pour connaître du succès auprès du secteur privé : un énoncé de mission clair, une bonne performance dans l’atteinte de ses objectifs, etc. Elle devait cependant élaborer une politique de commandite afin de guider les membres impliqués dans sa mise en marché et pour informer les donateurs et commanditaires visés.

Les codes de déontologie sont généralement uniques et propres à chaque organisation. Par contre, on y trouve des éléments communs tels que :

  • Un énoncé d’objectif ; 
  • Une identification des principaux partenaires de l’organisation ; 
  • Un engagement à agir comme bon citoyen corporatif ; 
  • Une promesse de respecter les principes de déontologie ;
  • Une identification des valeurs qui correspondent aux principes et à la philosophie de l’organisation ;
  • Une position claire vis-à-vis des conflits d’intérêts pouvant survenir dans ses méthodes d’opération.

La politique de commandite a également une double fonction :

  • Préciser les attentes de la GCAC à l’endroit de ses membres et employés impliqués dans la recherche de financement ;
  • Établir clairement l’appui attendu de la part des partenaires de la

GCAC à l’endroit de sa mission première.

La politique de commandite compte trois parties :

1) Énoncé de principes déontologiques

L’énoncé de principes déontologiques établit formellement quels sont les principes, obligations et normes d’excellence que représentent les valeurs mises de l’avant par la GCAC. Sans élaborer précisément chacune des responsabilités, l’énoncé de principes donne des directives générales de conduite qui doivent être suivies.

2) Droits des donateurs/commanditaires

Les donateurs et les commanditaires vont apporter une contribution importante à l’atteinte de la mission et des objectifs de la GCAC. À ce titre, ils ont également des droits, des prérogatives et des privilèges qui doivent être reconnus. Reconnaissant ces droits, la GCAC adopte une version propre de la Charte des droits des donateurs/commanditaires élaborée par la NSFRE1.

3) Code de conduite professionnelle

Une version adaptée du Code de conduite professionnelle développé par la NSFRE s’ajoute à l’énoncé de principes déontologiques et à la Charte des droits des donateurs/commanditaires et fait également partie intégrante de la politique de commandite de la GCAC. Le code de conduite comprend une série de normes qui doivent être mises en pratique par tous les représentants de la GCAC impliqués dans la recherche de financement. Ces normes doivent être clairement articulées afin que les personnes qui parlent au nom de la Garde côtière auxiliaire respectent intégralement la politique de commandite.

1 National Society of Fundraising Executives

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Définitions

Activité de financement

Une activité de financement s’inscrit dans le cadre d’une sollicitation de fonds et inclus tes démarches, représentations et matériels qui font partie de la planification, la création, la production et la communication de la dite sollicitation. Elle comprend aussi la collecte des fonds comme telle, l’obtention de biens et services, le recrutement de donateurs ou de commanditaires et l’élaboration d’ententes sous-jacentes à ces objectifs.

Commanditaire corporatif

Un contrat de commandite est une entente entre la Garde côtière auxiliaire canadienne et une entreprise qui vise à établir des conditions mutuellement acceptables et avantageuses pour les deux partenaires dans le cadre d’un partenariat de marketing qui vise généralement un programme particulier et est bien défini dans le temps et l’espace.

Autorités responsables de la GCAC

La politique nationale de commandite de la Garde côtière auxiliaire canadienne s’applique à toutes les régions, toutes les unités et tous les membres de la GCAC.

Chaque bureau de direction est responsable de l’application de la politique sur son propre territoire et responsable de la supervision et de l’approbation de toutes les ententes de commandites applicables exclusivement dans les limites de son territoire. Il doit également veiller à la redistribution des fonds recueillis dans la région et au versement d’une quote-part à l’association nationale.

Le Conseil national est responsable de l’application de la politique à l’échelle nationale et responsable de la supervision et de l’approbation de toutes les ententes de commandites nationales.

Le Conseil national de la GCAC est également responsable de l’usage des fonds recueillis et de la redistribution de ces fonds aux associations régionales.

Enfin, les unités locales sont responsables de l’usage des fonds recueillis localement.

Haût Haût

Énoncé de principes déontologiques

Les principes contenus dans l’Énoncé de principes déontologiques sont : l’honnêteté, la confidentialité, l’imputabilité, l’équité, l’intégrité, l’exactitude, le travail d’équipe, l’excellence et la loyauté.

Honnêteté Les membres de la GCAC impliqués dans les activités de financement doivent être francs et transparents dans la manière dont ils se présentent et dont ils décrivent les activités de la GCAC. Ils doivent éviter de prétendre à des réalisations, de laisser croire à une performance de l’organisation qui dépasse la réalité ou encore d’induire en erreur un commanditaire potentiel. Les ententes proposées doivent donc aller droit au but et décrire ouvertement le but visé et les besoins financiers pour y parvenir sans exagération.

Confidentialité Les représentants de la GCAC qui recherchent des donateurs ou des commanditaires doivent être consciencieux et discrets durant les démarches visant à amener les donateurs ou commanditaires potentiels à supporter les objectifs de la GCAC afin de gagner leur confiance et leur appui. Ils doivent établir une relation basée sur le respect des individus et des entreprises impliquées.

Toutes les données confidentielles relatives aux donateurs et aux commanditaires doivent être protégées afin de maintenir la relation de confiance entre la GCAC et ses partenaires.

À moins qu’un accord à l’effet contraire ne soit intervenu, tous les dons ou revenus de commandite seront considérés comme des transactions confidentielles entre les parties. En conséquence, la GCAC n’acceptera pas de vendre sa liste de donateurs/commanditaires.

Les programmes de recherche de financement doivent également respecter la dignité et la vie privée de ceux qui bénéficient des activités de la GCAC.

Imputabilité L’imputabilité comprend l’acceptation de sa responsabilité pour les décisions prises de même que pour les conséquences d’une action ou inaction. Cela comprend la divulgation de la façon dont les fonds recueillis ont été dépensés, la façon dont ils ont été gérés, une politique de porte ouverte pour répondre aux questions posées et la planification à long terme pour assurer l’avenir de l’organisation.

En tant qu’organisation à but non lucratif, la GCAC doit établir clairement son rôle, identifier et répondre aux besoins de ceux qui font appel à ses services, expliquer le fonctionnement de ses programmes, en évaluer le coût et les bénéfices. La GCAC doit donner libre accès aux informations relatives à ses finances, sa gestion, ses modes d’opération et ses programmes.

La Garde côtière auxiliaire canadienne mettra à la disposition du public un rapport annuel présentant les buts de l’organisation, la description des programmes existants, ses activités et réalisations, un portrait des responsabilités des gestionnaires et les états financiers de l’organisation. Ce rapport devrait permettre aux éventuels donateurs ou commanditaires de baser leur décision d’appuyer la GCAC sur des informations crédibles et complètes.

La GCAC est responsable de son efficacité à atteindre ses objectifs (elle doit mettre les efforts là où elle s’engage à oeuvrer). Elle doit faire preuve de leadership vis-à-vis des intérêts du public et d’excellence dans la gestion des ressources humaines et matérielles.

Les bureaux de direction régionaux et le Conseil national (dans le cas des activités nationales de financement) sont responsables de l’approbation des activités de financement faites au nom de l’organisation.

Ces instances doivent veiller à établir et maintenir des méthodes de contrôle sur les activités de financement menées par les membres, les employés ou des consultants. Au départ, elles doivent s’assurer que les ententes sont faites par écrit. Une procédure de contrôle sur la façon dont les fonds sont recueillis et dépensés doit être mise en place. Les bureaux de direction doivent être informés des plaintes reçues de donateurs ou commanditaires ou de personnes ou groupes sollicités.

Équité Les personnes impliquées dans la recherche de commandite doivent viser à ce que les ententes conclues reflètent un souci d’équité et d’objectivité dans l’attribution des tâches, des bénéfices, des privilèges et des responsabilités. Le processus d’élaboration des ententes doit viser des résultats qui sont justes, équilibrés et non arbitraires.

Intégrité Le manque d’intégrité peut entraîner des situations tel un écart ou un éloignement vis-à-vis de la mission de l’organisation pour des fins de financement ou de recherche de commandite.

La GCAC doit respecter à la fois l’esprit et les engagements pris dans les ententes intervenues avec les donateurs et les commanditaires. Les ententes et les contrats doivent être respectés et les conditions doivent respecter les objectifs de l’organisation.

Les employés et les volontaires doivent éviter les situations de conflits d’intérêt ou les situations où ils retirent un avantage de la relation avec les donateurs/commanditaires de la GCAC.

La GCAC ne prendra entente qu’avec les partenaires qui endossent ses valeurs et ses principes de base. Les ententes convenues ne devront pas entraîner d’injustices, de favoritisme ou être nuisibles à d’autres entreprises. Elle refusera de s’associer avec des partenaires dont les objectifs sont incompatibles avec ses buts et pourra élaborer une liste de secteurs d’affaire ou d’entreprises exclues de ses activités de financement.

Lorsqu’un doute subsiste quant à savoir si une pratique ou une entente est acceptable ou non aux yeux de l’organisation, les personnes chargées de la recherche de commandite ont la responsabilité d’en informer les autorités responsables de la GCAC et de clarifier la situation. Par exemple, les frais de déplacement doivent être engagés avec un souci de responsabilité et d’éthique.

Exactitude Les personnes qui font de la recherche de commandite doivent communiquer et véhiculer les informations de façon honnête, précise et complète. Ils doivent éviter toute forme de d’interprétation ou de biais pouvant induire les partenaires en erreur.

La GCAC doit être honnête dans toute forme de publicité écrite ou électronique, en utilisant des données véridiques, vérifiables et représentatives qui donnent un portrait juste de la situation présentée.

Le matériel d’information et de sollicitation doit inclure une description adéquate des activités et des programmes sur lesquels la contribution financière est sollicitée. L’entente proposée devrait également décrire brièvement les politiques, programmes, pratiques de financement, limites géographiques, et méthodes de contributions favorisées par la GCAC.

La commandite associée à la vente de biens, de services ou de spectacles doit identifier la GCAC comme organisation bénéficiaire de la souscription indiquer la proportion du prix de vente qui est versée à l’organisme.

Travail d’équipe Le succès de la mission de la GCAC est toujours le résultat du travail d’équipe entre les bénévoles, les employés et les autres partenaires. Tous les intervenants doivent donc s’assurer de maintenir une bonne communication entre eux.

Dans le cas des personnes rémunérées (employés ou consultants), ceux-ci seront rémunérés par un salaire ou un tarif fixe et non pas au 

moyen d’une commission ou autre paiement basé sur les fonds recueillis.

Excellence Les valeurs d’excellence que l’on vise à retrouver chez les membres de la GCAC impliqués dans la recherche de commandite comprennent une bonne connaissance de la mission et les buts de l’organisation ainsi qu’avec les moyens pris pour y parvenir.

L’excellence c’est aussi de reconnaître les points forts et les points faibles des membres pour parvenir à améliorer la performance du groupe et intégrer les talents de chacun au sein d’une équipe efficace et fonctionnelle qui parvient à respecter ses engagements.

Loyauté Les participants au processus de souscription ont le devoir de s’assurer que les intérêts légitimes des donateurs/commanditaires sont respectés, qu’aucune pression indue n’est faite sur eux et que la sollicitation de fonds n’est faite que pour des motifs compatibles avec la mission de la GCAC.

Ils doivent également être attentifs dans leurs efforts pour accomplir les objectifs des donateurs/commanditaires, gérer prudemment les fonds recueillis et affecter ces fonds selon un processus vérifiable par le public.

Il doit être clair pour le commanditaire que le fait d’accepter un don ou une commandite ne signifie pas que la GCAC endosse ses valeurs, actions ou produits.

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Juridictions et responsabilités

En adoptant un code de déontologie, la Garde côtière auxiliaire canadienne accepte de promouvoir des principes de financement qui respectent le droit des donateurs et des commanditaires à une information juste et à la confidentialité de certains renseignements. La GCAC s’engage également à gérer les fonds qui lui sont confiés de façon honnête et responsable et à faire rapport de l’usage de ces fonds de façon claire et transparente.

La GCAC doit mettre en place des procédés par lesquels elle peut vérifier que ces engagements sont effectivement respectés, que les pratiques respectent les normes établies et que les questions d’éthiques sont effectivement discutées et débattues.

Les autorités décisionnelles qui doivent trancher sur des questions d’éthique sont généralement appelées à statuer sur deux types de questions :

A) Établir une norme dans le cas de zones grises afin de prévenir les abus.

B) Faire des choix parfois difficiles entre des valeurs qui semblent être en contradiction les une avec les autres. La résolution et la justification de décisions dans le cas de valeurs conflictuelles sont au coeur du processus de prise de décision.

Un objectif important de la politique nationale de commandite est de s’assurer que les dons et les revenus de commandite sont gérés avec soin. Une organisation comme la GCAC doit être en mesure de référer à sa politique et de réagir lorsque confrontée à divers cas pouvant se produire tels que :

  • Actions affectant les donateurs/commanditaires
  • Mauvais usage des fonds recueillis ; 
  • Divulgation d’information confidentielle ; 
  • Informations fautives données à un commanditaire ;
  • Actions affectant la GCAC
  • Conflits d’intérêts ;
  • Mauvais usage d’une propriété intellectuelle ;
  • Altération ou destruction de dossiers ; 
  • Remboursement de frais ou comptes de dépense injustifiés ;
  • Mauvais usage des fonds de l’organisation ;
  • Transmission d’information erronée ou inexacte.

L’établissement de normes d’éthique commence par un engagement à un processus. L’adhésion à des comportements de haute éthique nécessite l’implication de tous les participants et partenaires de l’organisation. L’énoncé de politique s’adresse à ceux qui recherchent les dons comme à ceux qui les font, aux employés, aux bénévoles et aux autres représentants qui parlent au nom de l’organisation. La GCAC doit tout mettre en oeuvre pour que ce processus, les politiques et les valeurs qu’elle véhicule deviennent partis prenant de la culture d’organisation. Finalement, les personnes impliquées dans le processus de collecte de fonds doivent respecter les principes déontologiques lorsque placés diverses pressions économiques ou autres.

La politique a également comme objectif d’aider l’organisation à éviter les choix profitables à court terme mais qui pourraient compromettre le succès à long terme. Elle reconnaît la double responsabilité à l’endroit des donateurs et de l’organisation tout en insistant sur le rôle fondamental des bénévoles.

Le partage du marché Un autre élément important à définir dans le cas d’une organisation nationale comme la Garde côtière auxiliaire canadienne est d’identifier qui fait les approches vis-à-vis des donateurs/commanditaires sollicités ? Il est important d’éviter qu’une même entreprise ne soit approchée à la fois par divers niveaux d’une même organisation.

Dans sa politique, la Croix Rouge a établi que les approches faites à l’endroit des plus grandes compagnies canadiennes (les 1000 plus grandes entreprises selon la liste du Financial Post) doivent être coordonnées par leur bureau national. Les bureaux locaux pour leur part peuvent approcher les commerces de leur localité. Le protocole de l’Association canadienne du diabète prévoit que le droit de première approche pour les 500 plus grandes entreprises nationales va au bureau national. Pour leur part, les divisions régionales ont priorité dans le cas des entreprises d’envergure provinciale alors que les chapitres locaux ont pleine liberté pour solliciter les entreprises locales.

Clauses spécifiques aux ententes contractuelles

Pour être approuvées par les autorités compétentes de la GCAC, les ententes de commandite doivent être faites par écrit. L’entente proposée doit définir précisément l’objet et les conditions de l’entente de même que les responsabilités de chaque partie. Il peut s’agir d’une simple lettre d’entente ou encore d’un contrat plus détaillé.

Une clause échappatoire doit être prévue dans toute entente de commandite, elle doit spécifier que : « La Garde côtière auxiliaire canadienne se réserve le droit d’annuler l’entente en tout temps et cela sans préavis si les activités du commanditaire risquent de porter atteinte à la réputation et la respectabilité de la GCAC ou de son emblème. » Dans toutes les ententes convenues, la CGAC doit être en mesure de se retirer pour raison majeure sans répercussion majeure.

Un autre paragraphe doit préciser que l’entente contractuelle est soumise dans sa totalité aux dispositions, règlements et directives de la Politique nationale de commandite de la GCAC.

La GCAC doit garder le contrôle de son drapeau, de son image et de sa participation à l’ensemble des activités de financement. Dans le cas d’une entente prévoyant une publicité imprimée, les autorités compétentes de la GCAC doivent donner leur approbation par une 

signature sur la version définitive de la publicité avant qu’elle ne soit imprimée ou distribuée. L’utilisation des armoiries de la GCAC avec la couronne royale est interdite pour toute forme de commandite ou de publicité.

En s’associant avec des partenaires commerciaux, la GCAC doit définir une méthode de partage des revenus générés qui soit acceptable et clairement définie. Le partenaire commercial doit être crédible et reconnu. La GCAC doit être en mesure de se retirer de l’entente si d’autres partenaires commerciaux s’ajoutent ultérieurement après que l’entente a été signée.

Les autorités compétentes de la GCAC doivent s’assurer de la rentabilité (analyse coût/bénéfice) de tout projet de financement par commandite.

La GCAC devra rencontrer ou dépasser les normes de Revenu Canada pour les dépenses provenant de revenus de charité. (La section 149.1 de la loi sur le revenu dicte que les associations à but non lucratif doivent dépenser au moins 80% des dons reçus au moyen d’activités charitables.)

Enfin, il est toujours utile d’obtenir un avis juridique sur un projet afin de s’assurer que la GCAC est protégée. L’organisation est-elle susceptible d’être tenue pour responsable dans le cas d’une activité promotionnelle ? La GCAC peut-elle faire l’objet de poursuite ? Quelles sont les responsabilités et obligations de toutes les parties contractuelles ?

La gestion des fonds recueillis L’usage des fonds recueillis par une organisation à but non lucratif doit refléter les besoins présents et à venir afin d’appuyer la continuité des activités.

  • Une proportion raisonnable des revenus de commandite devrait être dirigée vers les programmes et les activités répondant directement à la mission de la GCAC et aux attentes des donateurs/commanditaires ;
  • Les coûts associés aux activités de financement et de commandite doivent être raisonnables et ne pas dépasser un certain pourcentage des fonds recueillis.

Tous les fonds recueillis doivent servir directement ou indirectement à soutenir la mission de la GCAC. Les dons reçus pour des fins spécifiques doivent être affectés à ces fins spécifiques.

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Charte des droits des donateurscommanditaires

La philanthropie est basée sur l’action volontaire visant le bien commun. Il est traditionnel de donner et partager ce qui est de nature à améliorer la qualité de vie. Pour s’assurer que la philanthropie mérite le respect et la confiance du public en général et que les donateurs peuvent avoir pleine confiance dans les organisations à but non lucratif et les causes que celles-ci défendent, nous déclarons que les donateurs ont les droits suivants :

I. Le droit d’être informé de la mission de l’organisation, de la façon dont l’organisme entend utiliser les fonds recueillis et de la capacité de l’organisme à employer les fonds pour les raisons invoquées lors de la sollicitation.

II. Le droit d’être informé de l’identité des membres du bureau de direction et que ce bureau serve les meilleurs intérêts de l’organisation.

III. Le droit d’avoir accès aux plus récents états financiers de l’organisation.

IV. Le droit d’être assurés que les dons seront effectivement employés aux fins pour lesquelles ils ont été versés.

V. Le droit d’être reconnu à juste titre pour les contributions versées.

VI. L’assurance que l’information relative aux dons est gérée avec respect et confidentialité.

VII. Le droit que les relations avec les personnes représentant l’organisme se feront de façon professionnelle et sur une base d’affaire.

VIII. Le droit d’être informé du statut des gens qui font la sollicitation au nom de l’organisme (volontaires ou employés).

IX. Le droit de faire retirer leur nom de la liste des donateurs dans l’éventualité où l’organisme choisi de partager cette liste.

Le droit de poser des questions au moment de faire un don et de recevoir une réponse complète et honnête dans un délai raisonnable.

Charte développée par :

American Association of Fund Raising Council (AAFRC) Association for Healthcare Philanthropy (AHP) Council for Advancement and Support of Education (CASE) National Society of Fund Raising Executives (NSFRE)

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Code de conduite

Les membres et employés de la Garde côtière auxiliaire canadienne se doivent de se conduire honnêtement tant sur le plan personnel que professionnel afin de ne pas discréditer l’organisation dont ils font partie.

Comme l’indique la mission de la GCAC, la conduite personnelle de ses membres doit refléter le plus haut niveau de comportement professionnel. Bien sûr, la réalisation de toutes les obligations corporatives nécessite une perspective d’éthique qui est comprise, partagée et mise en pratique dans tous les secteurs et à tous les niveaux de l’organisation.

De plus, en tant qu’éducateurs, les membres de la GCAC impliqués dans la recherche de commandite doivent être en mesure de présenter une vision du bien public et d’expliquer en quoi la mission de l’organisme contribue à cette vision. Ils doivent ainsi suivre les directives qui suivent.

Un membre de la GCAC impliqué dans une activité de collecte de fonds autorisée :

  1. Doit agir selon les plus hautes normes professionnelles en accord avec la vision de la GCAC, sa profession et sa conscience.
  2. Doit éviter même l’apparence de délit criminel ou de conduite professionnelle douteuse.
  3. Doit se porter garant au nom de l’association du respect de toutes les lois et règlements applicables.
  4. Doit participer aux activités de sollicitation sur une base volontaire (dans le cas d’un membre de la GCAC) sans rémunération ou commission. Pour leur part, les employés de la GCAC impliqués dans la collecte de fonds ne verront pas une part de leur rémunération basée sur les résultats des campagnes de financement.
  5. Ne doit pas engager de consultants sur la base d’une commission versée en fonction des résultats des campagnes de financement.
  6. Doit dévoiler toute forme de conflit d’intérêt, même si elle ne revêt pas d’inconduite sur le plan déontologique doit dévoiler ouvertement ses expériences professionnelles, ses qualifications et son expertise.
  7. Doit adhérer au principe que les informations recueillies sur les personnes ou groupes sollicités demeurent la propriété de ces personnes ou groupes et ne peuvent être dévoilées sans leur autorisation.
  8. Ne doit pas vendre, louer, échanger ou distribuer la liste des membres de la GCAC, la liste des donateurs et la liste des commanditaires.
  9. Ne doit pas divulguer d’information privilégiée aux parties non autorisées et maintenir cette information confidentielle.
  10. Doit s’assurer que tout matériel de sollicitation est véridique et reflète adéquatement la mission et l’usage des fonds recueillis par la GCAC.
  11. Doit, au meilleur de ses capacités, veiller à ce que les fonds recueillis soient employés aux fins pour lesquels ils ont été sollicités.
  12. Doit s’assurer, au meilleur de ses capacités, de la bonne gestion des fonds, incluant au besoin un rapport aux donateurs sur l’usage des fonds versés et l’obtention du consentement du donateur avant d’affecter les fonds à d’autres activités que celles prévues à l’origine.
  13. Doit s’assurer, au meilleur de ses connaissances, que les donateurs reçoivent une information complète sur les déductions possibles à la suite d’un don.
  14. Ne doit pas utiliser une relation avec un donateur/commanditaire à des fins personnelles.
  15. Doit employer des méthodes comptables qui sont conformes aux normes de l’Association canadienne des comptables agréés.
  16. Doit respecter toutes les lois et règlements des codes civil et criminel applicables tant à l’échelle locale, provinciale que nationale.

Adaptée de Normes de pratique professionnelle

NSFRE, Code de déontologie, novembre 1992 Amendements : Mars 1993, octobre 1994 et novembre 1997

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Conclusion

La bonne performance d’une organisation à but non lucratif à réaliser sa mission fondamentale est la meilleure façon de se mériter la confiance du public. La GCAC doit également chercher à éduquer le public sur ses objectifs. Les donateurs, commanditaires et le public en général, doivent savoir quelles questions poser, où trouver l’information, comment interpréter les rapports, etc. Ils doivent se familiariser avec les qualités qui leur permettent d’exercer un bon jugement et de prendre des décisions éclairées sur le choix d’appuyer financièrement la GCAC.

La Politique nationale de financement est un document « en devenir ». Elle doit être révisée régulièrement pour répondre aux circonstances imprévues et être diffusée aux bénévoles de la GCAC pour qu’ils se familiarisent avec les principes et les valeurs de cette politique.

Haût Haût

Références

Anderson, Albert “Ethics for Fundraisers.” Indiana University Press, 1996.

Association for Volunteer Administration, “Statement of Professional Ethics in Volunteer Administration.” 1998.

Berenbeim, Ronald, “Ethical Principles May Provide Competitive Advantage.” Canadian Fundraiser, 1996.

Briscoe Marianne G. “Ethics in Fundraising: Putting Values into Practice.” Indiana University Center on Philanthropy, 1994.

Burlingame, Dwight F. “Critical Issues in Fundraising.” NSFRE/Wiley

Fund Development Series, 1997.

Canadian Centre for Philanthropy, “Ethical Fundraising & Financial Accountability Code.” 1998.

Committee on Values and Ethics. “Ethics and the Nation’s Voluntary and Philanthropic Community: Obedience to the Unenforceable.”

Washington, D.C.: Independent Sector, 1991.

Distelhorst, Michael, “Searching for an Ethical Approach to Fundraising.” Canadian Fundraiser, 1995.

Josephson, Michael, “Making Ethical decisions.” Josephson Institute

of Ethics, 1996.

McClintock, Norah, “Why you

Need a Sponsorship Policy and How to Get One.” Front & Centre, 1996.

National Society of Fund Raising Executives, “Code of Ethical Principles and Standards of Professional Practice.” 1997.

Philanthropic Advisory Service, “Standards for Charitable Solicitation.” Council of Better Business Bureaus, 1997.

United Way, “Discussion Paper on United Way Involvement with Cause-Related Marketing Activities.” 1990.

Young, Dennis R., “Accountability: The Key to Keeping the Nonprofit on Course.” Canadian Fundraiser, 1996.

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Résolution

1) La Garde côtière auxiliaire canadienne adopte par la présente l’Énoncé de principes déontologiques, la Charte des droits des donateurs/commanditaires et le Code de conduite comme sa Politique nationale de commandite. Ce faisant, les membres du Conseil national et les bureaux de direction régionaux s’engagent à gérer de façon responsable les fonds versés à la GCAC, à faire diligence dans les rapports financiers découlant de ces activités, et de s’assurer au meilleur de leur connaissance que l’organisation respecte cette politique. Nous attestons par la présente que chaque membre du Conseil et des bureaux de direction régionaux va recevoir copie du document et qu’une copie sera également remise à chaque nouveau membre élu subséquemment sur les bureaux de direction de la GCAC.

Harry Strong

Robert Petitpas

Chef de la direction Président, Région laurentienne

Winston Pitcher

Craig Dunn

Président, Région de Terre-Neuve Président, Région pacifique

Norm Lloyd

Frank McLaughlin

Président, Président, Région Maritimes Région du Centre et Arctique

Date

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